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Plutôt manier la souris que la tronçonneuse [CLONE]

C’est la conclusion de la lecture du classement des meilleurs et des pires jobs du monde en 2012 réalisé par CareerCast

Tous les métiers sont utiles. Certains plus que d’autres, c’est vrai. Mais tous ne se valent pas, notamment en termes de pénibilité, de salaire et d’image. C’est ce que démontre l’étude réalisée chaque année depuis seize ans par le cabinet américain spécialisé en ressources humaines CareerCast et repris récemment par la presse internationale.

Les auteurs de l’enquête ont passé en revue quelque 200 professions et les ont classé de la plus agréable à la pire en se basant sur 5 critères: l’exigence physique, l’environnement de travail, le salaire, le stress vécu et les perspectives d’embauche.

Résultats: il apparaît qu’il vaut mieux travailler dans les nouvelles technologies de l’information, la science ou la finance que dans l’agriculture, la restauration ou les médias (voir le graphique ci-haut) .

Ainsi, les plus chanceux sont les ingénieurs ou les analystes en informatique, les actuaires (spécialistes de la statistique et du calcul des probabilités appliqués aux problèmes d’assurance), les audiologistes (professionnels paramédicaux des troubles de la communication humaine liés aux problèmes auditifs), les conseillers financiers ou encore les mathématiciens. Ceux-ci exercent les métiers considérés dans ce rapport comme les meilleurs du monde, en raison d’un niveau de revenu, de perspectives de carrière et d’un environnement de travail globalement attrayants.

A l’inverse, les plus malchanceux sont les bûcherons, les éleveurs de vaches laitières, les militaires, les serveurs, les journalistes de presse écrite ou encore les animateurs radio. Ceux-là pratiquent des professions jugées comme les pires du monde, pour des raisons diamétralement inverses à celles des «jobs de rêve» cités plus haut; soit la dangerosité, la précarité et/ou le stress que leur pratique entraîne au quotidien.

Reste que la présente étude ne tient pas compte des critères que sont l’intérêt qu’on peut porter à son métier, la passion qu’on peut lui vouer et la satisfaction qu’on peut en tirer. Certes, il s’agit de paramètres très personnels, évidemment subjectifs, donc difficilement quantifiables d’un point de vue méthodologique. Mais ceux-ci peuvent, selon les situations et les personnes, faire mieux supporter, voire faire oublier des conditions de travail difficiles, un salaire peu motivant et de possibilités offertes par le marché de l’emploi moins nombreuses.

 

Fabrice Breithaupt